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Shiraz Bayjoo, Pran Kouraz, 2019. Vidéo à un écran, 4 constumes sculptés, 4 tissus imprimés, 150 x 300cm. Commandés par Art Night et Institute of International Visual Arts. Courtoisie de l'Artiste.

SHIRAZ BAYJOO

Shiraz Bayjoo
Né à Port Saint-Louis (Île Maurice), vit et travaille entre Londres et l’Île Maurice

Shiraz Bayjoo est diplômé de l'Institut de l'Université du Pays de Galles, Cardiff (1998-2001). C’est un artiste pluridisciplinaire utilisant la vidéo, la peinture, la photographie, l'installation et la performance. Sa pratique artistique, fondée sur la recherche, examine l'héritage du colonialisme européen en partant d’archives personnelles et publiques. Il aborde également la mémoire culturelle et la condition postcoloniale en remettant en question les récits culturels dominants.

Bayjoo a bénéficié d’une résidence d’artiste à la Whitechapel Gallery en 2011, à l'Institute of International Visual Arts (Iniva) en 2015, et d’une bourse Triangle Network en 2016. Sa participation à la 4ème Biennale Internationale de Casablanca (2018) a été suivie d'une exposition individuelle intitulée « Searching for Libertalia », à New Art Exchange, Nottingham (2019), organisée par Cindy Sissokho. Il a également participé à la 14ème Biennale de Sharjah (2019) et au Dhaka Art Summit (2020).

Pour la 5 ème BIC, Shiraz Bayjoo présentera une nouvelle installation issue de Pran Kouraz (Prends Courage) (2019), une œuvre collaborative pluridisciplinaire commandée par Art Night 2019 et l'Iniva. L'installation explore la notion de migration et de déplacement à travers un film 16 mm de 13 minutes, réalisé avec des élèves d'une école primaire de Londres. L’œuvre traite des droits des jeunes tout en considérant leurs propres expériences et histoires de courage et d’épeuvres surmontées. Dans leur position unique non-politisée, ces enfants sont capables de critiquer la myriade d'expériences et de traitements auxquels sont confrontés les groupes issus des migrations d’aujourd'hui, à partir de leurs propres expériences d'isolement, de perte et de déplacement.
À travers des lectures de poésie abolitionniste et des fictions du XVIIe siècle sur l'Empire et la classe, les élèves ont exprimé l'importance du libre arbitre dans le monde qu’ils vont hériter. Bayjoo replace leur récit en écho de l’image de la fuite et des résistances connues à Maurice sous le nom de République marron. L'histoire du Marron devient la métaphore de voyages, d'évasion, de résilience et transformation de soi.


La nouvelle pièce créée par Bayjoo s'inscrira dans le contexte marocain et comprendra un atelier créatif avec des participants de Casablanca.

Shiraz Bayjoo est représenté par Ed Cross Fine Art

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