C’est avec grande tristesse que nous avons appris la perte du photographe sud-africain George Hallett le 1er juillet. Son décès est parvenu quelques jours après la date de clôture de son exposition “ George Hallett : son . texte . image ” au BIC Project Space (Casablanca), présentée en ligne du fait de la pandémie.

 

Né au Cap en 1942, Hallett a débuté sa carrière dans les années 60 comme photographe de rue autodidacte. Ses premiers sujets comprennent notamment des image de District Six, quartier mixte du Cap, avant sa destruction par le gouvernement d’apartheid. Cette série, née de l’encouragement de ses pairs et amis Peter E. Clarke (1927-2014) (peintre et écrivain) et James Matthews (poète, auteur et éditeur), est entrée dans le patrimoine historique de l’Afrique du Sud. Parmi ses autres sujets de prédilection, peut notamment être citée sa documentation de la vie culturelle du Cap, dont la scène jazz et le milieu littéraire.

 

Hallett quitte l’Afrique du sud en 1970 pour s’installer à Londres. Il travaille alors en tant que photographe indépendant pour le Times Educational Supplément et conçoit une grande partie des couvertures des livres de la collection African Writers Series de l’éditeur Heinemann jusqu’en 1982. Il a aussi créé une vaste corps de travail sur la société anglaise, ainsi qu’une importante documentation de l’exil sud-africain en Angleterre.

Il s’installe en France en 1974 puis à Amsterdam en 1984 tout en continuant à saisir scènes de vie, exil, et les cultures des diasporas africaines.

 

Il commence à retravailler en Afrique du Sud au début des années 90 et, en 1994, documente la campagne présidentielle de Nelson Mandela pour l’African National Congress. Cette série lui vaudra un World Press Photo Award dans la catégorie People in the News en 1995. Il s’installe définitivement au Cap et s’attache à saisir la nouvelle Afrique du Sud à travers des travaux de genres aussi variés que les nouveaux visages d’un gouvernement reflétant la diversité sud-africaine, la Commission de Vérité et Réconciliation, mais aussi la danse classique dans le bidonville de Gugulethu et bien d’autres sujets encore.

 

Son travail photographique, en lien avec la littérature africaine, est une des inspirations du thème de la 5ème Biennale Internationale de Casablanca. L’exposition au BIC Project Space, commissariée par la directrice artistique Christine Eyene, est la dernière de son vivant.  

 

George Hallett (1942-2020) s’est éteint, dans son sommeil suite à une longue maladie. La Biennale Internationale présente ses sincères condoléences à sa famille et ses amis. 

 

Le photographe george hallett s'est éteint

à 77 ans

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